Hogartian

Mon expérience (Gérard Maze)

Comme la grande majorité des plongeurs de ma génération, j’ai commencé à plonger avec un scaphandre composé d’un mono-bouteille accroché à un”gilet stabilisateur”, la stab, un premier étage (compensé tout de même) duquel sortait “en araignée” 4 tuyaux noirs, jaunes, à droite, à gauche, trop long, trop court… Flanqué à droite et à gauche par un dévidoir à ressort avec une boussole, un phare encombrant accroché à un des 12 anneaux de la stab avec un mousqueton d’escalade, un manomètre caché dans une console beaucoup trop grosse, planté dans la
stab, et que sais-je encore.

Ce style a évolué avec les années, essentiellement dû au rencontres avec des plongeurs et des instructeurs ayant pris le temps de réfléchir à la nécessite de la simplification, à la recherche de la sécurité et conscient des bénéfices d’un équipement standardisé, orienté sur l’essentiel.

C’est en suivant cette démarche que l’équipement épuré et standardisé dit “Hogartian” c’est imposé en plongée tec, mais aussi de plus en plus en plongée loisir parmi les plongeurs soucieux de suivre ce type d’approche.

Sans forcément adhérer 100% à l’approche assez rigide des plongeurs DIR (Do It Right), je trouve cependant qu’une grande majorité de la standardisation Hogartienne est très convaincante.

Le style Hogartian, c’est quoi?

L’idée sous-jacente de la configuration Hogartienne est le principe KISS (Keep IT Super Simple) associé à une simple “analyse des conséquences” dans les choix effectués. Il en découle un équipement très simple, sans fioriture, très efficace en cas de problème, robuste (peu de casse) et standard. Il permet de plonger en eau tempérée, eau froide, en open water, ou sous plafond: l’équipement reste essentiellement le même.

La base d’un équipement Hogartian se compose d’un harnais fait d’une unique sangle, d’une plaque (en alu ou en acier), d’une “wing”, et de D-rings judicieusement disposés sur le harnais, dont l’utilité s’avère très stratégique lors de la plongée. Un tuyaux court pour le second deuxième étage, attaché autour du cou, un long tuyaux pour le principal. S’ensuit une jolie liste de choix minutieux qui semblent arbitraire au néophyte, mais qui se trouve être très important pour le plongeur Tec expérimenté.

Pourquoi le style Hogartian?

Déjà, cette configuration a été testée, re-testée, re-re-testée. Elle s’est perfectionnée avec le temps, et elle est de fait très polyvalente: une mise à l’eau depuis le rivage, depuis un ponton,
depuis un bateau, dans une eau calme, agitée, plongée Rec avec un mono-bouteille, plongée tec avec un bi et 1,2,3,… blocs deco? Pas de problème, c’est toujours la même configuration et elle est adaptée a toutes ces situations.

Les avantages:

– Concept éprouvé et accompli
– Standardisation internationale et indépendante des Structures de formation
– Configuration approuvé par les communautés les plus exigeantes (DIR, cave)
– Redondance systématique (en plongée tec en tout cas)
– Risque de problèmes dû au matériel minimisé
– Travail de la mémoire musculaire facilitée
– Accessibilité des éléments importants (valves, détendeurs, D-ring,…)
– Hydro-dynamisme horizontal (Trim) facilitée par le positionnement des poids.

Le backmount a aussi quelques désavantage, en particulier pour les plongeurs ayant des problèmes de dos ou de genoux (un bi 2×12 reste assez lourd) et dans ce cas le Sidemount peut être plus conseillé. Mais le Sidemount ne résout pas tous les problèmes non plus, et c’est à chacun de trouver le système qui lui convient le mieux.

Gérard